6 Juin 2025
Au dojo, chaque karatéka a son histoire. Derrière chaque ceinture, il y a un parcours unique, une motivation personnelle, une évolution.
Dans cette série, nous donnons la parole à celles et ceux qui font vivre notre club. Aujourd’hui, rencontre avec Pierre.
👤 Présentation
Q : Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Pierre, j’ai 28 ans, je suis ingénieur dans les énergies renouvelables, passionné des sciences, et je pratique le karaté Shotokan depuis 2 ans et demi. Je suis ceinture bleue, et je m’entraîne deux fois par semaine au club.
🥋 Les débuts
Q : Qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer le karaté ?
Depuis un moment, je ne pratiquais plus de sport. J’ai un travail assez sédentaire qui ne répond pas aux recommandations minimales en termes de dépenses physiques hebdomadaires.
De plus, je nourrissais l’envie depuis de nombreuses années de pratiquer un art martial. J’avais cependant trop d’activités extra-scolaires (football, musique, équitation) étant enfant et j’ai dû faire des choix qui ne m’ont pas permis à ma route de croiser celle du karaté. Mon parcours scolaire supérieure ne m’a pas particulièrement aidé étant donné que j’ai dû laisser tomber pratiquement toutes mes activités pour me consacrer pleinement à mes études (et à ce qu’il y a autour, je l’avoue 🍻).
Par après, j’ai intégré un club de plongée au sein duquel j’ai pu faire la connaissance de notre ancien chef instructeur David Sensei qui m’a invité à essayer le karaté au sein de son club. Au deuxième cours, j’avais déjà acheté mon karategi et je n’ai plus arrêté depuis.
Q : Tu avais déjà fait d'autres sports avant ?
Etant enfant j’ai fait du basket, du foot, de l’équitation. Avant de commencer le karaté, je me suis lancé dans la plongée sous-marine que j’exerce encore aujourd’hui en tant qu’instructeur.
đź’Ą La pratique
Q : Qu’est-ce que tu préfères dans les cours ?
Question difficile étant donné que les cours ne se ressemblent pas… Je crois que mon schéma de cours préféré consiste à entamer la séance avec du kihon où tous les grades sont ensemble ; cela permet de nous mettre bien en jambe, de mouiller le karategi et de se sentir dans une ferveur de groupe où l’on peut hurler son kiai tous ensemble, sans se retenir.
Ensuite, une fois bien échauffés, rien ne vaut une bonne séance de kumite, où l’on enfile les gants et tente, chacun à son tour, de faire apparaître ne serait-ce qu’une ombre d’inquiétude sur le visage d’un membre de l’équipe nationale, qui nous enchaîne pourtant sans difficulté.
A la fin, quand on s’est bien tous fait rétamer, une séance de kata pour rebooster le moral des troupes est idéal !
Q : Est-ce qu’il y a eu des moments difficiles ?
Chaque nouvelle étape est un moment difficile : une nouvelle position, un nouveau kata, de nouveaux blocages à maîtriser… Il ne faut cependant pas voir cela comme des difficultés, mais comme des défis !
💡 Le karaté au quotidien
Q : Qu’est-ce que le karaté t’a apporté dans ta vie personnelle ?
Je sens que l’activité physique induite par la pratique du karaté m’a rendue une certaine forme et une endurance qui s’était noyée dans les méandres de la vie estudiantine. Il m’a également rendu plus humble et plus réaliste dans la vie de tous les jours ; une valeur importante du karaté étant le contrôle de soi.
Q : Une valeur du karaté qui t’inspire particulièrement ?
L’humilité.
“Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien” est un constat commun à tout pratiquant de n’importe quel sport, de n’importe quelle discipline, de n’importe quelle science. Quand on a la chance de faire ce constat, on devient meilleur de jour en jour.
🎯 Objectifs et avenir
Q : As-tu un objectif personnel en karaté ?
Le principe des passages de grades, bien que cela puisse paraître superficiel et même bloquant dans certaines étapes de l’apprentissage, est un principe que j’apprécie beaucoup car il permet de tracer un chemin très clair pour le karatéka débutant. Dans certains autres sports, les pratiquants n’ont pas la chance d’avoir ce moyen de se remémorer vers où ils vont quand ils font face au doute. C’est la raison pour laquelle je souhaite continuer à monter dans les couleurs en répondant aux exigences de chaque grade, année après année.
Q : Un conseil pour ceux qui hésitent à commencer ?
Aucun pré-requis nécessaire, aucune exigence d’âge, aucun équipement coûteux à acheter. Juste l’envie de se dépenser, mais surtout de se dépasser !
🙌 Le mot de la fin
Q : Un dernier mot ?
Le sac ne rend pas les coups !



