13 Juin 2025
Au dojo, chaque karatéka a son histoire. Derrière chaque ceinture, il y a un parcours unique, une motivation personnelle, une évolution.
Dans cette série, nous donnons la parole à celles et ceux qui font vivre notre club. Aujourd’hui, rencontre avec David
👤 Présentation
Q : Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle David, j’ai 30 ans et je suis gestionnaire des ressources humaines. Je pratique le karaté Shotokan depuis 2003. Je suis ceinture noire Nidan (2e Dan), et je m’entraîne 3 fois par semaine au club.
🥋 Les débuts
Q : Qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer le karaté ?
J’aimais les arts martiaux, surtout à travers les films. Et comme un club existait juste à côté de chez moi quand j’étais petit, j’ai décidé d’essayer… et j’ai tout de suite accroché.
Je peux dire que j’ai eu deux commencements dans ma carrière de karatéka : le premier, en 2003, dans mon club formateur de Châtelet — envers lequel je serai toujours reconnaissant et un peu nostalgique — et le second, en 2021, quand j’ai rejoint le club de Loverval, devenu aujourd’hui Nintai-Ryoku.
Ce n’est jamais évident de changer de club après autant d’années, même si j’avais déjà croisé plusieurs membres lors de stages ou de compétitions. Finalement, j’ai très vite eu l’impression de faire partie de ce club depuis des années, tant l’accueil a été super.
L’ambiance familiale de ce club est un véritable plus, ainsi que la qualité des enseignements.
Q : Tu avais déjà fait d'autres sports avant ?
Oui, j’avais fait du basket, du foot… mais je suis toujours revenu vers le karaté. C’est vraiment le sport qui me correspond le plus.
💥 La pratique
Q : Qu’est-ce que tu préfères dans les cours ?
J’aime autant le kata que le kumite, même si en « vieillissant », je ressens de plus en plus un attrait pour le kata. Ce que j’apprécie surtout, c’est le cours traditionnel avec ses trois composantes : kihon, kata et kumite.
J’aime le côté technique et la rigueur que demandent le kihon et le kata. Pour une raison de blessure au genou, j’avais un peu mis de côté le kumite, même si je dois bien l’avouer, ces derniers temps je prends beaucoup de plaisir à renfiler les gants.
Q : Est-ce qu’il y a eu des moments difficiles ?
Le moment difficile qui a marqué ma vie de karatéka, c’est une blessure au genou, survenue lors d’un exercice de kihon (sur mae ren geri). Ça a été très compliqué de reprendre les entraînements normalement à cause de plusieurs rechutes. Cette blessure a aussi repoussé certains objectifs, comme le passage du shodan.
Ma vie de karatéka a été mouvementée : blessures, baisses de motivation, doutes, changement de club… mais la passion a toujours été plus forte.
Bien qu’arrivé à la vie adulte, ça ne soit pas toujours facile de jongler entre boulot et karaté, je ne pourrais plus m’en passer.
💡 Le karaté au quotidien
Q : Qu’est-ce que le karaté t’a apporté dans ta vie personnelle ?
Lorsque j’ai commencé le karaté à 8 ans, j’étais très timide, j’avais du mal à aller vers les gens. Le karaté m’a permis de combattre cette timidité. Bien évidemment, je reste quelqu’un d’introverti, c’est dans mon tempérament, mais aujourd’hui je vais plus facilement vers les autres.
D’ailleurs, dans mon métier de gestionnaire des ressources humaines, le contact humain est essentiel, et cette évolution m’a beaucoup aidé. Le karaté m’a aussi appris la rigueur, ce qui est un véritable atout dans des fonctions de type payroll.
Q : Une valeur du karaté qui t’inspire particulièrement ?
La valeur qui m’inspire le plus, c’est le respect. Pour moi, c’est primordial. C’est la base de tout. L’étiquette est très importante en karaté.
Le karaté enseigne des principes (respect, discipline, persévérance…) qui trouvent naturellement leur place dans la vie de tous les jours.
🎯 Objectifs et avenir
Q : As-tu un objectif personnel en karaté ?
Sur du court terme, mon objectif serait de reprendre l’une ou l’autre compétition kata. L’idée, c’est de me perfectionner tout en retrouvant le plaisir de la compétition.
Le coaching en compétition me donne également une autre facette du karaté. Je prends beaucoup de plaisir à accompagner les compétiteurs et c’est toujours une victoire de les voir fiers de leurs résultats. Je souhaite continuer dans cette voie.
Sur du long terme, je veux continuer à évoluer et à apprendre — car en karaté, l’apprentissage dure toute une vie. J’ai également en ligne de mire le passage du sandan (3e Dan).
Q : Un conseil pour ceux qui hésitent à commencer ?
Une fois la porte du dojo franchie, vous comprendrez la passion qui nous anime tous. Je pense que c’est quelque chose de perceptible dès qu’on assiste à un cours… et vous n’aurez envie que d’une seule chose : essayer.
🙌 Le mot de la fin
Q : Un dernier mot ?
Merci pour l’accueil dans ce magnifique club.
Venez, on s’y amuse bien 😇




